Contre l'imbécilité humaine dans toute sa splendeur

Contre l'imbécilité humaine dans toute sa splendeur
Il y a un grand nombre de façons pour le premier article de son blog ; entre autre et nombreux exemples de toutes sortes il peut s'agir du dernier article que l'administrateur crée, ou alors une fiche-présentation de celui-ci (bien évidemment écrite de son propre point de vue sans grand regard autocritique...)
Pour nous, pour moi, ce sera cette photo !
Bien inutile de vous dire de quoi il s'agit, me semble-t-il... ?
Et pourtant la bombe à hydrogène est un engin incontournable pour notre société. Conçue au départ pour garantir la paix et la stabilité à l'époque de la Guerre Froide, elle aura toutefois changé de rôle à plusieurs reprises ; en 1945 ce fut son ancêtre, la bombe A, qui fit capituler le Japon en causant des millions de victimes et des dégâts matériels considérables. Et aujourd'hui elle joue un rôle de persuasion et d'intimidation avec notamment la position honteuse du gouvernement iranien qui croît pouvoir créer la panique dans les sociétés occidentales et plier à sa volonté expansionniste les autres pays du Monde Musulman. Il est profondément intolérable qu'un être humain comme nous tous puisse vouloir à tout prix cette arme de destruction massive simplement pour dire « merde ! » aux Etats-Unis et à l'Europe.
Car savez-vous, vous et vous monsieur le Président, ce qu'est l'Hiver Nucléaire ?
Non !?
C'est l'abomination ; ne plus jamais voir la lumière du jour car l'écosystème de la planète est détruit, l'air irradié et rempli de gaz radioactifs, les maisons et les bâtiments détruits, votre famille et vos amis morts pour une cause qui n'en valait pas la peine...Le simple fait de faire ce que l'on veut !
L'Humanité nous a si longtemps conté ses mérites en terme d'éducation (chose rare aujourd'hui...), d'art, d'architecture, de génie scientifique, l'Humanité n'en reste pas moins un fléau, une imbécillité grandissante, et une masse indomptable basée sur des principes « à la con » qui ne la font guère progresser.
Si Nietzsche dit que l'Humanité a une composante adepte de la violence, je rajouterais qu'elle a une grosse tendance à l'égocentrisme et aux raisonnements bêtes et néfastes...
Prions pour nous, pauvres mortels... Notre Foi en une nouvelle génération plus intelligente viendra après...
# Posté le mercredi 03 mai 2006 11:44
Modifié le lundi 23 juillet 2007 14:50

Nineteen Eighty-Four

Nineteen Eighty-Four
Le film qui vous glacera le sang dès lors que vous le verrez...
En effet, comme son nom l'indique, ce chef d'½uvre cinématographique est inspiré du roman de Georges Orwell du même nom, et décrit la période du totalitarisme à travers l'Océania, l'un des trois grands totalitarismes répandus sur Terre en l'an 1984.
Au sein du monde gouverné de main de maître par Big Brother s'élève 6079 Smith, habitant ordinaire d'Océania qui va toutefois commettre le Crime : le Crime par la pensée, penser par lui-même, et tomber amoureux...
Interprété par John Hurt, Winston Smith se retrouve en décalage par rapport à son époque où la population est épiée sans arrêt par les télécrans, des télévisions géantes installées partout (et oui même dans chacun des appartements des millions d'habitants de l'Océania) qui, à la fois, diffusent des informations de propagande 24h/24 et sont équipées de caméras qui permettent à la Police de la Pensée, l'effroyable police politique du Parti de l'Angsoc, d'espionner chaque être, chaque fanatique, mais surtout chaque criminel potentiel.
Winston travaille dans l'un des cinq ministères du Parti, le ministère de la Vérité ; son travail est de corriger le Times, le journal du Parti, afin d'effacer toute information donnée par le Parti et contredite par la suite : programmes de planification économique et de développement surestimés, ennemis de l'Océania, récompenses, ou encore disparition totale des « non-êtres », les gens qui sont envoyés dans les cachots des sous-sol du ministère de l'Amour, les criminels par la pensée dont toutes traces sur Terre doivent être effacées !
Winston fera deux rencontres au cours de sa vie.
La toute première et la primordiale, Julia, qui travaille aussi au Ministère de la Vérité à la section porno (section chargée de transmettre des récits et revues à caractère pornographique à l'intention des prolétaires, une classe de la population qualifiée de bêtes de sommes) et qui tombe amoureuse de lui ; au début il souhaite sa mort, croyant qu'elle appartient à la Police de la Pensée, puis finalement tombe amoureux. S'engage alors entre eux une relation poignante et dangereuse, qui les conduira tous deux dans la pièce 101 aux sous-sols du ministère de l'Amour.
La seconde, c'est O'Brien, incarné par Richard Burton, membre du Parti Intérieur, qui sera à la fois un personnage intriguant pour Winston, mais aussi son bourreau sur la table de torture du Ministère de l'Amour sans pour autant dénigrer tout sentiment paternel à l'égard de Winston ; car c'est lui qui le fera précipiter dans les couloirs de la torture, en lui transmettant le livre de Goldstein, puis en le piégeant avec le télécran...
Au terme du film, Winston passe aux aveux, s'accuse aux télécrans de multiples crimes à l'encontre du Parti et offre son amour à Big Brother (« Acceptez l'Amour que je porte à notre leader [...] Il faut l'aimer ! Il ne faut pas seulement lui obéir, il faut l'aimer ! »). Il est alors temps à Winston, à présent converti, fanatique de Big Brother, reconnaissant à son leader et au Parti, de mourir en ennemi reconverti...
# Posté le vendredi 05 mai 2006 17:55
Modifié le dimanche 07 mai 2006 04:22

La Haine est-elle moins vitale que l'Amour ?

La Haine est-elle moins vitale que l'Amour ?
Une question qu'on ne se pose jamais, mais digne d'intérêt :
Pourquoi la Haine serait-elle moins vitale que l'Amour ? (O'Brien, 1984)
Les sentiments d'amour et de haine sont identiques en tous points, à la seule exception qu'ils sont tous deux opposés. Toutefois, haine peut être conséquence d'amour, lorsque la perte de l'autre est ressentie comme un rejet ou alors comme une humiliation (lorsque votre conjoint(e) vous quitte pour quelqu'un d'autre par exemple). De plus tous deux peuvent créer dans leur sillage un « fanatisme » : en amour cela s'appelle la passion (amoureuse) ; pour la haine il s'agit d'une lutte et d'un rejet encore plus grands et cela devient une croisade.
Les Hommes s'aiment autant qu'ils se haïssent ; ils peuvent combiner les deux, retourner leur veste autant qu'ils peuvent changer d'attitude en fonction de l'individu qu'ils ont en face d'eux.
Mais l'Homme peut-il vivre dans un monde de haine, où il n'aurait nulle considération de son prochain, et où il l'haït plus que ne l'aime ?
La conséquence de ce sentiment, c'est qu'au sein de notre monde bien connu, il y aurait d'innombrables bulles ; qu'entends-je par là ? Je dis que chaque Homme s pourrait se créer son monde à lui, sa bulle dans la Bulle, ferait ce que la société attends de lui – sans que celle-ci ait considération de lui – et qu'il vivrait et évoluerait dans ce monde matériel comme un c½ur de pierre, dans un univers privé qu'il ne ferait partager à personne ; il vivrait en autarcie de lui-même, et ne profiterait de la société que pour le confort minimal qu'il en requiert, c'est-à-dire l'alimentation et le confort minimal d'une baraque en pierres grisâtres et délabrée !
La seule différence entre ce monde de haine et le monde d'amour c'est que, lorsqu'elle cesse, la haine ne ronge pas l'être humain...
# Posté le samedi 13 mai 2006 07:01

Et si c'était la fin de la Démocratie...?

Et si c'était la fin de la Démocratie...?
La Démocratie est née en Grèce et déjà, il ne s'agissait pas d'une démocratie...
Rome s'est dotée d'une République qui voulait ressembler à une démocratie ; elle s'est déchirée et l'Empire est arrivé !
Les Lumières ont inventé la Démocratie à l'européenne, et la France s'est révoltée, coupant la tête à son Roi et s'engageant par la suite dans près de 30 ans de guerre !
La Démocratie est arrivée en Europe bien tard, fin XIX° Siècle pour les uns, 1919 pour les autres, puis 1991 pour les pays du Bloc Soviétique...
De tous les régimes politiques, la Démocratie est bien le seul discutable. C'est le plus juste, dit-on, avec ses beaux discours sur l'égalité des Hommes, sur la Liberté, et sur la Justice. La Démocratie attire, elle était autrefois le rayon de Soleil et d'espoir des peuples sous la dictature communiste. Mais à mes yeux la Démocratie est surtout le plus faible des régimes politiques. Sa richesse humaniste et sa diversité (sa trop grande diversité) sont sa faiblesse. Le Pouvoir, dont on a voulu qu'il soit dispersé entre diverses institutions, celui-ci est tellement dispersé qu'il est ralenti par les institutions, la paperasse, et les opinions divergentes. De plus, le fait que ce Pouvoir ne soit pas centralisé est une porte ouverte aux luttes et querelles liées à ce pouvoir, ainsi qu'à une révolte contre cette autorité elle-même incapable d'être forte à cause des divergences d'opinions et des risques liés aux prochaines élections qu'il ne faut pas perdre.
Ainsi le système est figé, ancré sur lui-même, enfoncé dans le sol avec les deux pieds, incapable d'avancer et de réagir.
Cette démocratie a deux ennemis :
Tout d'abord les anti-démocrates qui prônent un retour à un régime fort et autoritaire pour combattre la décadence planifiée de notre société. Ainsi on voit les extrémistes, politiques ou religieux, qui veulent une recentralisation du pouvoir, et qui sont donc plus favorables au totalitarisme sous le joug de la religion ou d'un parti.
Enfin ceux qui abusent de la Démocratie, qui pillent l'héritage de symbiose transmis par les Lumières pour en faire un monde anarchique centralisé sur leur personne ; un régime de liberté, d'autosatisfaction, d'orgie, qui devient chaos, anarchie, puis dictature d'une majorité du peuple pour sa majorité et pas pour la Nation.
Imaginons un seul instant cette scène : Une chambre délabrée, obscure ; au centre un grand lit, des couvertures, des draps blancs froissés ; dessus une femme et ses copains d'un soir, allongés. Cette dernière, souillée, la mort dans l'âme, éventrée, et ces amis, devenus ces meurtriers, se prélassent et s'étirent dans une mare de sang, son sang, rouge écarlate ; une odeur de mort.
C'est cela, la fin de la Démocratie... !
# Posté le samedi 13 mai 2006 12:46

meet joe black

meet joe black
En pleine période du festival de Cannes, laissez moi vous présenter un film atypique de par le sujet traité et la façon dont il est traité. VO ou VF, à vous de choisir, les dialogues sont magnifiques dans ces deux versions.
« Rencontre avec Joe Black » c'est avant tout un film qui parle de la vie par l'incarnation de la mort. Un jour M. Parris se réveille avec une douleur dans l'abdomen, quand il entend cette voix qui lui dit "oui". Sans comprendre il continue de mener sa vie comme il l'entend jusqu'au moment où la mort lui propose un deal. Elle lui laisse le temps de finir ses affaires et de tout mettre en ordre dans sa vie s?il lui fait découvrir la vie humaine. Expérience au delà de toute imagination tant qu'on ne le vit pas.
?La mort ne connaît pas la faim, la soif, l'envie, le désir...l'Amour?et c'est en prenant l'apparence d'un homme (Brad Pitt) qu'il va découvrir, en vivant le quotidien de M.Parris, ce pour quoi les Hommes se battent, ce qu'ils ne veulent pas céder. Et, paradoxe, la fille de M.Parris tombe amoureuse de lui comme si on pouvait tomber amoureuse du néant !
"Tu remonte à l'origine des temps, tu y ajoute l'infini et l'univers et tu sauras qui je suis"
Je vous laisse seul juge de ce film....
# Posté le mercredi 24 mai 2006 11:06